J’ai lu « Le sortilège de Stellata » de Daniela Raimondi (chez Slatkine & Cie)

« Le sortilège de Stellata »

Avis :

Voici le premier livre que je termine depuis longtemps et cela faisait un bail que je n’avais pas trouvé un roman aussi intéressant. Daniela Raimondi raconte l’histoire romancée d’une famille italienne, créant des personnages hauts en couleurs reliés par la magie du destin prophétique et par quelques cartes tirées des années auparavant par l’âme gitane de la famille Casadio. C’est cette âme gitane qui rend si particulière cette grande famille aux nombreux descendants, et dont vous trouverez l’arbre généalogique dans l’ouvrage (ce qui, je trouve, est franchement bienvenu).

Une saga familiale et un roman historique

Le récit commence au XIXe siècle et s’arrête au XXe, retraçant les multiples vies d’une Italie tour à tour fractionnée, divisée, irréconciliable, tandis que dans la petite ville de Stellata, les familles sont soudées mais fragiles et se battent au quotidien pour une vie meilleure. Passant d’une génération à une autre, l’autrice italienne n’a aucun mal à nous immerger dans ce roman fleuve, touffu, épais et dense de 528 pages tout de même !

De l’émotion et du mystère


Autour d’un secret ancestral qui veut qu’une malédiction touche les Casadio, la romancière tisse une toile magnifique avec des hommes, des femmes, des enfants qui prennent corps et âme sur le papier. Émue par cette histoire, j’ai eu du mal à refermer le livre après avoir suivi les aventures de tant de générations de mères et d’adolescents. Cette lecture est en même temps très pédagogique car vous apprendrez tout des campagnes d’Italie, des envies d’Amérique(s), du fascisme mussolinien, à sa république fantoche, de la résistance socialiste et militante, jusqu’aux années d’émancipation et de dérives berlusconiennes. On en apprend davantage aussi sur les différents milieux sociaux d’une Italie qui se construit une identité nationale. C’est par ailleurs assez rare d’avoir entre les mains un roman qui traite aussi diversement des partis socialistes, fascistes, de bourgeois, de commerçants, de soldats et de paysans riches ou pauvres.
Cela m’a rappelé de bons souvenirs d’histoire et j’ai pris énormément de plaisir à dévorer ce pavé de
@slatkineetcompagnie


Je me sens encore hantée par les fantômes de Stellata. C’est tout ce que j’adore !
Vous connaissez ? Si vous aimez les grandes fresques familiales et les romans historiques, vous serez servi.es.

Croire à son destin ?

Résumé de la maison d’édition :

« Je sais que tu ne crois pas à ces choses-là, mais tu n’as qu’à regarder ce qui s’est passé dans notre famille. D’abord Iacomo, avec ses manies, qui a fini pendu à une poutre. Ensuite Achille, il voulait jouer aux héros et c’est un miracle s’il n’est pas mort fusillé. Et ta tante Edvige ? Elle a détruit deux familles. Et ma soeur Adele, qui s’est retrouvée à l’autre bout de la planète, avec ses fantaisies d’amour, et veuve presque tout de suite. N’oublie jamais, Guido… si nous ne les contrôlons pas, les rêves finiront par nous apporter une tragédie. Et elle sera pire que tous les malheurs que nous avons déjà connus. C’est notre ancêtre, la Tsigane, qui l’a vu dans ses cartes. Elle ne se trompait jamais.»

L’histoire commence en 1800, à Stellata, dans la plaine du Pô, le jour où Giacomo Casadio tombe amoureux. Peut-on contrôler son destin ? Faut-il renoncer à ses rêves ? Une saga à l’italienne, somptueuse comme un fleuve.

Signé Tassa

#partenariat : J'ai reçu ce livre gratuitement par la maison d'éditions, Slatkine & Cie. Merci à eux.

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