Ma méthodologie pour écrire un article de blog

Ecrire un article ne doit pas me prendre plus d’une heure. Ce qui peut-être un peu plus long, c’est la recherche et la réflexion qu’il y aura autour. Mais il est hors de question qu’un article soit écrit par contrainte, par obligation. Voici mes principes. Je les écris noir sur blanc pour qu’ils restent bien encrés dans mon esprit.

Contraintes

Je n’écrirai plus sous la contrainte. Je n’écrirai plus par obligation parce que j’ai reçu tel ou tel livre, parce que sur un blog ça fait bien d’avoir au moins un ou deux articles par mois. Je n’écrirai jamais plus pour me conformer à un modèle de blog. Si je crée ce blog c’est pour être libre d’y exprimer toutes les formes de réflexions, de critiques, d’écritures.

Prendre des notes… pour la thèse 😆

Il n’est donc pas question que je reproduise l’enfer de l’article académique : qui court sur des mois et des mois, parfois des années en comptant un an d’écriture, et un an d’allers-retours en correction par des peer-reviewers

Méthode

Cependant, j’appliquerai tout de même une certaine méthode à l’écriture de mes billets de blog, qu’ils ne soient pas de simples refuges dans l’écriture, mais également des pense-bêtes, des moyens d’améliorer ma façon de rédiger des textes et d’apprendre à mieux synthétiser. Une sorte de réservoir de la pensée, qui se contrôle, s’auto-contrôle et parfois se libère d’un poids.

Interface Obsidian

Brouillon de mémoire

La méthode est simple : chaque fois que j’ai une idée, je rédige une note avec un titre, susceptible de changer au cours du temps. J’écris, je prends quelques notes, je copie colle des citations avec les références, je mets des liens web et des liens de vidéos ou de podcasts que j’écoute et que je regarde, en rapport avec mon idée de billet… le billet s’étoffe, il passe dans la catégorie des notes littéraires, avec des paragraphes et des phrases entières, il prend forme pour devenir un article. En général, au bout de deux ou trois jours de maturité, au fin fond de ma petite tête, l’article naît.

Notes flottantes aux notes littéraires

C’est la méthode Zettlekasten dont je vous parlais dans [cet article]. Elle permet de faire passer des bribes de notes, des mots épars, des liens de pages web et des citations à quelque chose de plus touffu, plus dense, plus écrit : les notes littéraires. Il suffit juste pour moi de déplacer le fichier texte d’un dossier à l’autre pour le faire passer d’une étape à l’autre : de la mise en idée à la mise en écrit.

D’un dossier à un autre, un seul fichier (sur Obsidian)

Mise en page et corrections mineures

Grâce au markdown dans [Obsidian], [Atom], [VS Code], [Typora], [Zettlr] ou [Markor], tous mes textes sont disponibles partout sans mise en forme propriétaire d’un logiciel comme docx de Microsoft. La mise en forme est libre, par de simples balises markdown ou html. Je peux copier coller mon texte d’une de ces applications citées ci-dessus à une autre sans abimer le fichier.


De la même manière, je peux copier coller ma note littéraire telle quelle dans WordPress et grâce au Jetpack, je n’ai plus qu’à fignoler : ajouter deux ou trois images, vérifier les liens, vérifier si les titres conviennent, corriger les fautes d’orthographe et de syntaxe (comme vous le voyez, de mes captures d’écran à l’article final, j’espère qu’il n’en reste aucune! Enfin, il en reste toujours…) et puis emballer et peser !

Publier sur la grande toile

Enfin, publier sur la grande toile demande un peu de courage, de conquérir la « bravitude » comme dirait Ségolène Royal. C’est un exercice qu’on est nombreux à faire même si, contrairement à certains écrivains, nos contributions bloguesques se perdent parfois dans le vide de la toile et s’usent dans l’impermanence du temps. Un saut de l’ange …

Mon flot de conscience, plus de cinq cents notes mises en lien avec Obsidian

Après avoir été creuser dans les tréfonds de ses pensées, avoir cherché sur le web des sources, des liens, des références, le matériau premier se meut en écriture physique et non plus seulement en processus spirituel. Cliquer sur le bouton « Publier » demande une dose de masochisme : vous mettez vos tripes sur la table (ou autres choses c’est selon) en quelque sorte. Vous vous soumettez au regard et aux esprits critiques des autres. Mais dans l’ensemble cela constitue une grande libération.
Publier et se libérer. Libérer la toile !

Copier coller du Markdown dans WordPress, un jeu d’enfant 🙂

Quel est votre flow ? Votre rythme ? Vos exigences ?

Signé Tassa

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