Au marché des Métropoles : enquête sur le pouvoir urbain de la finance d’Antoine Guironnet

Résumé : Chaque année, le gratin de l’urbanisme se réunit à Cannes pour le plus grand salon immobilier au monde. Quelques mois avant les stars de cinéma, promoteurs anglais, fonds de pension américains, architectes japonais et élus des métropoles françaises foulent les marches du Palais des festivals. Mais à l’image du marché qu’il incarne, le salon déroule avant tout le tapis rouge aux grands investisseurs pour qui l’immobilier n’est qu’un placement financier.
En nous plongeant dans les allées et les coulisses du Marché international des professionnels de l’immobilier (MIPIM), Au marché des métropoles donne à voir comment la financiarisation de la ville se joue à travers « l’accréditation » des territoires par les investisseurs. Cette enquête menée entre Cannes, Paris, Londres et Lyon dévoile le rôle de la finance dans la transformation de pans entiers de nos villes. Elle constitue une contribution inédite à la critique des rouages par lesquels le capital étend son pouvoir sur nos quotidiens.

Les villes sont des pôles d’investissements comme un autre ? Les villes sont aussi la cour de récréation des milliardaires et pas que des promoteurs. Si vous pouvez investir dans la pierre pour garantir votre avenir, sachez que le milliardaire peut investir dans une ville pour son plus grand bonheur. Il participe ainsi à la bulle financière, à une forme de spéculation sur le futur d’une ville et de ses millions d’habitants et d’habitantes. Ainsi chaque année le gratin de L’urbanisme se réunit à Cannes pour le festival du Mipim, un marché de la métropole où tout est fait de plans financiers, d’investissements de territoires. Vous vous doutiez bien que cela existait.

Au marché des Métropoles

Sauf que les projets urbains découlent de ces capitaux d’investissements réguliers : « ils participent surtout à l’incorporation des attentes des investisseurs par les Métropoles. »

C’est pourquoi à Paris comme à Londres vous trouverez une forme critiquable de répartition des zones habitables entre les plus fortunés et les autres. C’est pourquoi il est si difficile de loger des gens dans les logements sociaux. C’est pourquoi certains logements restent vides, ils appartiennent à des holdings et vous seriez étonnés de voir le patrimoine immobilier de groupes comme de célèbres fast-food qui achètent tout un tas d’immeubles vides…

Vous verriez aussi que certaines Métropoles sont délaissées par rapport à de villes au potentiel immense comme les capitales européennes. De plus petites villes de seconde zone passent ainsi à la trappe et cela contribue à l’effet de centralisation du pouvoir par les centres (Paris, New York, …)

Vous constateriez que les capitaux des investisseurs vont toujours vers les mêmes secteurs : pâles imitations des « silicon valleys », achats d’une énorme quantité de logements pour investisseurs (favorisant la précarité des locataires), installation de grandes multinationales dans les villes…

Les élus et aménageurs viennent donc mouiller leur index pour prendre la direction du vent et la température des investisseurs : qui de Bouyg*es, V*nci ou autres investira dans ma ville et construira la plus haute des tours *tout en proposant d’aménager un parc pour compenser* ?

Pour aller plus loin : le compte rendu de lecture

Signé Tassa

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