Les Disney que je n’ai jamais vus [cinéma]

À  l’heure où j’écris cela, il existe déjà plus de cinq adaptations en live action des films de Disney. Pourtant, ceux que j’ai choisis de revoir au cinéma m’ont beaucoup déçue (Mulan en 2020 et La Belle et la Bête un peu plus tôt. J’ai également vu la nouvelle  version de La belle et le clochard, bien mais pas terrible non plus). On peut dire que j’ai probablement une certaine culture du film Disney, une culture telle que la plupart des films a fait naître un traumatisme chez moi. Je me souviens que je regardais en boucle Cendrillon, Les Aristochats (1970), les 101 dalmatiens, Mary Poppins (1964) et Mulan, pourtant il y a quelques dessins animés que j’ai détestés (Pocahontas, une honte sans nom même quand j’étais petite en 1995, Blanche Neige, terrifiant à tous points de vue, Le Roi Lion, d’une tristesse incomparable, Aladdin, un héros trop banal et un amour trop mielleux, heureusement qu’il y a le Génie (1992)… Le livre de la jungle trop effrayant, Tarzan horrible en 1999…)

Je dirais qu’il n’y a donc que quelques films Disney qui ont eu un impact sur moi : Robin des Bois (1973), Mulan, Alice au pays des Merveilles (1951), Cendrillon (1950), l’étrange Noël de Monsieur Jack d’après Tim Burton en 1993, et ceux cités plus haut. Pour le reste, une fois passée l’enfance, c’est Pixar qui m’a réconciliée avec l’animation (Toy Story un chef d’œuvre sorti en 1995 !). Je n’avais jamais vu La Belle et la Bête en entier avant de voir son adaptation en live action avec Emma Watson. Les 2 ne m’ont pas convaincue. [Ajout : bien que l’adaptation non Disney de Christophe Gans avec Léa Saydoux et Vincent Cassel apporte un renouveau visuel, cette dernière repose énormément sur les ressorts de la firme aux oreilles de Mickey, je l’ai donc appréciée visuellement mais scénaristiquement, moins].

Voici les films que je n’ai jamais vus et que je n’ai aucune envie de voir pour le moment :

Pinocchio (1940) il me suffisait de voir des extraits dans les cassettes VHS pour me signifier que ce film ne sera jamais fait pour moi…

Dumbo (1941) : il me sera impossible de voir l’adaptation live action de Tim Burton, malgré mon admiration pour son travail.

Bambi (1942), si on me refait le coup d’une histoire avec des animaux et de chasseurs !!

La Belle au bois dormant (1959) : c’est la relation étrange entre la belle et le prince qui ne m’a pas plu dans la bande annonce dans mon enfance.

Peter et Elliot Le dragon en 1977 et Rox et Rouky en 1981.

La petite sirène de 1989 (j’irai sûrement voir l’adaptation…)

Hercule (1997) les chansons ne semblaient pas terribles…

Peter Pan, Lilo Et Stitch, La planète au trésor… dois-je continuer cette liste de films qui ne m’intéressent pas ?

Et je ne parle que des plus connus et n’ajoute pas ici les suites. Les Disney avec Mickey et Donald Duck ou Dingo sont encore plus terrifiants et m’ont beaucoup marquée négativement.

Des générations et des mondes visuels qui s’affrontent

Il y a un avant 1991 (une période foisonnante d’idées de reprises des frères Grimm ou d’Andersen) et une période post-Toy Story qui fourmille de nouveautés. Ainsi Kuzco l’empereur mégalo en 2000, était enfin un film drôle sans le même baratin surmarketé de Disney, mais un échec commercial retentissant. Monstre et Cie entre échec et réussite (en demi teinte donc) tranchait par son originalité et son propos touchant aussi les adultes en 2001. Viennent ensuite des réussites sur le plan scénaristique doublé d’un renouvellement visuel, voire d’un tournant post-princes et princesses avec Le Monde de Nemo en 2003, formidablement émouvant et Les Indestructibles en 2004 (qui ne m’ont pas laissé un souvenir extraordinaire…). Ratatouille puis Wall-E et Là-haut sont 3 chefs-d’œuvre de cette ère nouvelle des années 2000 qui cassent enfin les codes dans l’animation avec des messages pourtant universalistes.

Après 2010 Pixar et Disney enchaînent les semi échecs selon moi, La Princesse et la grenouille, Raiponce, Rebelle sont des films qui marquent un retour aux sources mais manquent de profondeur. La Reine des neiges vient de nouveau bouger les lignes avec une histoire d’amour filial (et irriter nos oreilles…). Le monde de Ralph sorti en 2012 est très réussi et original mais ne connaît pas le même destin que les grands Disney. À partir de 2014, Disney s’engage dans des sujets de société qui pouvaient ne pas remporter l’adhésion : Zootopie et Vice Versa sont des essais de personnifications réussies auprès du public enfant et adulte et de la presse [je n’ai vu aucun des deux]. Continuant à oublier le modèle de la princesse des années 60 à 90 en passant par celle 2.0, Vaiana, puis Coco, Raya et Alerte rouge [vus tous les 4] sont très réussis, et s’emparent de sujets plus complexes et familiaux mais reprennent le motif de l’hommage par l’appropriation culturelle. Un sujet délicat qui ne fait pas l’unanimité. En face, la concurrence fait bien mieux parfois (pas toujours) en sortant du moule du conte de fées avec Shrek, Kung-Fu Panda et Dragon, trois bijoux de l’animation, chez Dreamworks.

Disney et ses problèmes contemporains

Aujourd’hui Disney comme tous les autres, fait face à deux catégories des réseaux sociaux : celles et ceux qui pourchassent les clichés et les appropriations culturelles, et celles et ceux, racistes, sexistes ou homophobes qui descendent en flamme les diverses sorties sans même les avoir vues. Alors que Pixar tente de lisser son image et d’apparaître à la hauteur des générations à venir (en proposant des disclaimers à leurs plus anciens films aux propos dérangeants aujourd’hui), dans le même temps, le studio sort toujours plus de contenu qui divise, avec des séries musicales des années 2000 qui reprennent tous les clichés abominables du film de princesses (les enfants stars, Hannah Montana, High school Musical...), mais que les ados ont tant aimés. Le rachat des Marvel n’a jamais été une bonne chose, ces derniers ayant perdu tout le charme des débuts (c’est-à-dire les premiers films, pas plus). Disney, devenu une machine à cash, tente de garder des créatifs dans ses studios, même si beaucoup accourent auprès de nouveaux studios comme Illumination (Moi, Moche et Méchant). Disney ne va probablement jamais mourir, même d’une crise financière puisqu’il vit sur ses produits dérivés. Il faut donc s’attendre à ce que le manque d’originalité qui caractérise des cycles fréquents chez eux revienne, et c’est déjà le cas dans cette décennie pas terrible.

Aucune cohérence donc.

Et vous quels Disney avez-vous détestés et lesquels n’avez-vous jamais vus ?

Signé Tassa

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