Trois façons d’être minimaliste sans être minimaliste [lifestyle]

Le minimalisme court les rues. Je veux dire par-là qu’il est partout. Dans les livre, dans les programmes de coaching de coach de coachs, dans les contenus audio des podcasts et les contenus vidéos des vidéastes. Bien qu’attirée par ce phénomène, j’ai trouvé trois manières d’être minimaliste sans l’être vraiment. Voici donc trois hacks minimalistes à suivre sans modération :

Être minimaliste ne changera pas votre vie

Qu’on se le dise, être minimaliste, c’est garder l’essentiel avec soi. Eh bien, c’est ce que je fais, seulement pour moi, avec un revenu bas ou moyen, être minimaliste et garder l’essentiel c’est aussi avoir de la ressource et faire des réserves en cas de pépin. Ainsi, il y a des choses sur lesquelles je ne transige pas : ce phénomène lifestyle ne va pas changer nos modes de vie, mais des petits changements, oui.

Je n’achète plus, mais je garde :

Je n’achète plus, mais je garde les choses suivantes :

– les emballages pour colis et lettres (enveloppes proprement découpées). Je les conserve quand je les reçois et je les réutilise pour mes propres envois plus tard. Plus question d’en acheter à La Poste. Pareil pour les cartons et les sacs (que j’appelle vulgairement comme 90% des gens des sacs à sacs). Je garde aussi le papier qui emballe, qui protège (le papier bulle) etc.

– les bocaux en verre. Je les nettoie après avoir acheté des contenants alimentaires. C’est-à-dire que je les mets dans l’eau bouillante et au lave-vaisselle, je retire parfois l’étiquette, puis je mets mes aliments secs dedans. Plus besoin d’acheter des bocaux à conserve hors de prix chez Maison du Monde.

Etc.

Être minimaliste, c’est une souffrance

Pour beaucoup d’entre nous, trier est une souffrance, car on a l’impression de se séparer de quelques chose de vital ou bien parce qu’on a un grand attachement à ce qu’on se procure par ailleurs (un beau livre, un très beau vêtement ou un sac favori…). Pourquoi devrait-on alors s’en débarrasser ? Souvent le minimalisme vient avec la critique du capitalisme et du libéralisme. Ce qui n’est pas sans fondement évidemment. On se demande toujours ce qu’on va devenir, qui nous sommes et où l’on va… parce que nous sommes faits et faites comme cela. C’est de la psychologie pure et simple. Et parfois, il faut assumer une chose : certains et certaines d’entre nous sont ici pour collectionner, accumuler ou bien juste se préparer à une situation (sociale, familiale, saisonnière, etc.)

J’ai chez moi :

– cinq manteaux, car il y a des années ou il y a des demi-saisons et des manteaux de circonstance

– cinq sacs à dos/à mains, parce que je n’ai jamais jeté ceux que j’avais depuis mon adolescence.

– cinq paires de chaussures parce qu’il y a bien cinq façons différentes de marcher dans la vie

– une collection de livres parce que j’adore lire et sentir le papier

– une collection de CD et de DVD car cela ne me fait pas dépendre d’une plate-forme en ligne.

Mais on n’est pas tous et toutes d’accord sur ce sujet. Et l’on n’a pas toujours les mêmes centres d’intérêt.

Être minimaliste c’est être classiste et catégoriser ?

Oui, être minimaliste c’est quelque chose de simple, toutefois pas pour tout le monde. Comme je le disais tout à l’heure, des personnes dans la galère financière préfèrent accumuler en cas de pépin (des choses utiles à réutiliser, par exemple aussi un artiste qui collectionne les chutes de bois ou de tissu pour sa pratique artistique, je dis ça je dis rien…). D’autres personnes préfèrent se débarrasser de tout, car elles se disent qu’en cas de pépin, elles auront les moyens de racheter ce qui leur manque (et donc cela n’est pas donné à tout le monde). Ce qui fait que si on regarde la classe sociale des minimalistes capables de faire un tri conséquent et de tirer un trait sur une somme non négligeable d’argent (en biens mobiliers), on se rend compte qu’on a affaire à deux catégories surtout :

– des femmes mères de famille qui travaillent ou qui sont au foyer et qui, vu la lourdeur des tâches ménagères et le fardeau de la maison et des enfants sur le dos, ne voient pas d’autres solutions que d’être radicales dans leur façon de ranger.

– des hommes (plutôt blancs sur YouTube et dans les livres) d’âge moyen (27-45 ans), souvent bien rémunérés (freelance, libéraux ou cadres) qui ne cumulent que l’essentiel des objets coûteux et à valeur augmentée, qui n’ont pas la charge d’une famille.

Pour le reste, et plus rarement, on trouve la catégorie en vogue des Japonais, plutôt liée au mode de vie dans les grandes villes et dans des appartements de moins de trente mètres carrés (Marie Kondo, et une série de livres japonais sur comment vivre avec l’essentiel ou le courant minimaliste dans l’architecture et la décoration d’intérieur). Également, le privilège joue un rôle essentiel : le privilège de pouvoir supprimer de sa vie des objets qui nous ont été offerts, le privilège et les moyens d’avoir des objets plus chers et plus durables, le privilège de pouvoir choisir et d’avoir le temps de faire le tri. Etc.

Catégoriser pourtant, ça fonctionne. L’astuce minimaliste qui fera merveille à tous les coups chez vous est facile : rangez tous les objets d’une même catégorie ensemble. L’on se rend compte assez vite qu’on a trop de stylos, d’élastiques, de maquillage ou de livres, si tous ces objets sont accumulés et rangés ensemble par type. C’est ainsi que j’ai découvert que j’avais trop de sacs en papier et tissu (j’avais mis des réserves dans ma chambre, la cuisine et le cagibi), que j’avais trop de pinceaux (j’en avais dans 3 endroits différents) et trop de thé (j’en avais PARTOUT jusque dans ma trousse de toilette!).

En attendant, que mettez-vous en place dans vos vies pour être plus minimalistes ou l’être moins ?

Signé Tassa

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